Vous ressentez peut-être ce sentiment d’infériorité vis à vis de quelqu’un que vous aimez particulièrement. Peut-être même que vous pensez que vous ne méritez pas l’amour qu’on vous porte, parce que vous estimez ne pas être quelqu’un de bien. Ou encore, peut-être que vous êtes persuadé(e) que vous ne pouvez pas être aimé(e) pour ce que vous êtes. Et bien, si c’est le cas, cet article est fait pour vous.

La plupart des gens ont peur de l’image qu’ils transmettent. Beaucoup même pensent qu’en se comportant comme ils le sont réellement, ne seront pas aimés, estimés, voire même regardés. Ils préfèrent donc créer une image d’eux qui leur semble « meilleure ». Une image qu’ils pensent être l’image idéale de ce que les autres veulent qu’ils soient. Cette image leur parait être la meilleure, simplement parce qu’ils ont un fantasme de ce qu’est la personne idéale. De ce que fait la personne idéale. C’est à dire, ne jamais faire d’erreur, faire rire tout le monde quand ils disent une blague, s’habiller à la mode, ne jamais dire « Non »… Et tout le problème vient de là. Le « Fantasme ».

Le mot « Fantasme » vient du latin « Phantasma -atis » qui veut dire Fantôme, Spectre. Le fantasme est « une production de l’imaginaire par laquelle, le Moi cherche à échapper à l’emprise de la réalité ». (Larousse). Le Fantasme est donc une fausse image, un spectre que notre inconscient produit pour nous permettre de nous évader de la réalité. J’aime cette phrase de Saint Exupéry qui dit: « il faut autour de soi, pour exister, des réalités qui durent ». Or un fantasme ne dure pas, il est là un temps, puis un jour, sans prévenir, la nature reprend ses droits et ce que nous sommes refait surface. Et c’est à ce moment précis que l’on a 2 solutions: soit on recrée un fantasme qui durera plus ou moins longtemps, soit on s’accepte et on connait la paix intérieure.

Mais pourquoi avons-nous si peur d’être celle ou celui que nous sommes au fond de nous-même?

Notre histoire c’est tout ce que nous savons de nous-même. Notre vécu, nos expériences, nos sentiments, nos émotions…Tout cela a constitué celui ou celle que nous sommes, ou plutôt celui ou celle que nous croyons être. Parce-que tout ce que nous avons créé n’est que le fruit de ce qui a été crée en fonction de notre environnement, en fonction des gens que l’on a côtoyés: de nos enseignants, de nos collègues, de nos amis, de nos amours, de notre père, de notre mère et de nos frères et sœurs… Mais surtout, celui ou celle que nous avons crée n’est rien d’autre que la personne que nous avons accepté d’être pour correspondre aux opinions et aux croyances de toute cette réalité qui nous entoure. A chaque fois que nous pensons, que nous agissons, c’est en utilisant ce qui nous a été appris depuis notre plus tendre enfance: le langage, la politesse, les mathématiques, le beau, le laid, la justice, l’injustice… Tout n’est que valeurs intrinsèques acquises par l’apprentissage depuis notre plus jeune âge. Si je vous dis par exemple de penser à une fleur que vous aimez, que vous trouvez jolie… Alors vous allez peut être penser à une rose, une tulipe, un coquelicot ou peut être même une marguerite ou une jonquille. Chacun aura une image différente, en fonction d’une fleur qui correspond à un moment de sa vie, de son histoire. Une fleur qui rappelle une ballade quelque part, un fou rire, une histoire d’amour, une blague entre amis, un cadeau etc. Et cette histoire correspond à une réalité créée à partir de l’environnement dans lequel nous avons évolué, dans lequel nous avons été créés. Nous faisons semblant d’être quelqu’un qui correspond exactement à ce que l’on croit que l’on attend de nous…

Mais pourtant, avant ce formatage, nous existions déjà? N’est-ce pas?

Avant de parler, avant de marcher, avant de comprendre la langue de notre pays, avant d’exister dans cette réalité, nous étions « Authentiques ». Nous ne faisions pas semblant d’être quelqu’un d’autre pour correspondre aux attentes de notre réalité. Sans même y penser nous nous faisions entièrement confiance. Avant d’exister dans cette réalité, nous nous aimions inconditionnellement, sans même se demander ce que l’autre pouvait penser de nous. Nous étions totalement libres d’être réellement ce que nous sommes, puisque tout ce que notre environnement avait prévu pour nous n’était pas encore présent dans notre tête. Et finalement, au fur et à mesure des années nous avons commencé à nous juger en fonction des critères qui nous ont été imposés. « je suis trop gros(se), trop moche, trop petit(e), trop grand(e), trop bête, trop trop trop…. ou pas assez ». Mais par rapport à quoi? Simplement par rapport à tout ce que nous avons appris, tout ce que nous avons acquis. Simplement par rapport à cette réalité que nos enseignants, nos parents, nos frères, nos sœurs, notre entourage, les médias, nous ont inculqué, et qui finalement n’est que notre version de la vie, mais qui est une version ni vraie ni réelle, puisque qu’il y a autant de version de la vie qu’il y a d’Êtres Humains. Mais finalement, le plus embêtant n’est pas d’avoir appris tout cela, mais bien de le Croire. Croire au sens premier du terme. C’est à dire: « être certain de l’existence de quelqu’un, de quelque chose, de la véracité de quelque chose »(Larousse). De faire de nos acquis, des Croyances…

En quoi nos croyances nous empêchent d’être réellement nous?

Comme je le disais plus haut, nos croyances contrôlent notre réalité. Par exemple, pendant des années, nous pensions que la Terre était au centre de l’univers (théorie du Géocentrisme). Cette croyance était telle que quiconque affirmait le contraire, risquait la condamnation. Galilée fut condamné par l’inquisition pour avoir remis en cause cette croyance, en défendant l’Héliocentrisme (théorie selon laquelle le soleil est au centre de l’univers). Ceci montre à quel point nous avons la certitude que nos croyances sont la vérité absolue et que la remise en cause de ces croyances est inenvisageable, au point de condamner une personne. La croyance que ce que l’on a acquis est UNIVERSELLEMENT vraie. Que c’est une réalité et que celle-ci est la même pour tous. Alors que bien souvent, nos croyances sont l’exact opposé de la vérité. Croire que la Beauté est exactement comme vous la concevez, croire que l’Intelligence est exactement ce que vous croyez être, croire que tout ce qui est vrai et réel pour vous l’est aussi pour autrui, croire que vous n’êtes pas quelqu’un de bien parce que votre réalité vous le dit, croire que vous ne méritez pas d’être aimé parce que vous n’êtes pas ce fantasme qui vous a été inculqué depuis votre plus jeune âge… tout cela n’est qu’une pseudo réalité construite et totalement subjective. Si nous reprenons notre fleur, depuis quand trouvez-vous cette fleur jolie? Depuis quand cette fleur n’est plus juste une fleur? Dès que vous avez été en mesure de juger cette fleur vous l’avez fait. Depuis que l’on vous a donné la possibilité de juger cette fleur plus jolie qu’une autre, à partir de critères définis par votre environnement, vous avez commencé à le faire. Mais finalement, cette fleur n’est qu’une fleur pour la majorité des gens. Ni jolie, ni moche, ni grande, ni belle. C’est juste une fleur. Et bien vous savez quoi?… Vous faites exactement la même chose avec vous-même… Vous choisissez de croire que vous êtes trop moche, trop gros(se), inintéressant(e), mauvais(e)… Mais en réalité la seule et unique question que vous devriez vous poser est: « Qui choisissez-vous d’être réellement ? ».

Qui je choisis d’être réellement?

Non pas en fonction d’autrui, non pas en fonction de vos croyances, non pas en fonction de vos valeurs acquises, mais en fonction de celui ou celle que vous êtes réellement. C’est uniquement en agissant, en étant exactement cette personne que vous choisirez d’être, que vous accepterez enfin d’être vous même et que vous accepterez de montrer à autrui celui ou celle que vous êtes réellement. Je ne vous dis pas que ce sera un changement instantané. Je ne vous dis pas que vous ne voudrez plus jamais mettre en avant ce fantasme de « l’Être parfait selon vos critères » , et je ne vous dis pas non plus que vous ne le referez pas. Je vous dis que plus vous agirez en choisissant d’être réellement la personne que vous voulez vraiment être, en ne voulant plaire qu’à une seule personne: VOUS, alors vous trouverez petit à petit la paix intérieure et le plaisir d’être vu et aimé pour ce que vous êtes réellement. Et comme je le dis souvent: « Si tu peux le rêver, tu peux le faire ».