Est-ce qu’il vous est déjà arrivé de vouloir demander quelque chose mais de ne pas oser de peur de la réaction de l’autre? Ou même est-ce que vous avez déjà ressenti cette sensation de stress à l’idée de demander ou de faire quelque chose et finalement renoncer parce-que vous aviez trop peur des conséquences? Ou encore, avez-vous déjà voulu dire « non » à votre conjoint, votre ami(e), votre collègue, vos enfants ou même vos parents sans pouvoir le verbaliser de peur de leur réaction? Parce-que si c’est le cas, cet article est fait pour vous.

La plupart des gens ont peur de l’échec. Peur de ne pas obtenir ce qu’ils souhaitent. Ils préfèrent donc ne rien faire pour se préserver de la frustration. Mais tout cela n’est qu’une question de point de vue. J’aime reprendre cette phrase de Georges Clemenceau qui dit que: « la seule façon d’échouer est d’abandonner avant d’avoir réussi ». Quelle frustration est la pire: celle de n’avoir pas encore réussi ou celle de ne pas avoir osé? Pour réussir, il faut agir, oser encore et encore jusqu’à la réussite. Que ce soit pour de petites choses ou de grands projets. Oser et persévérer sont la clé.

Mais pourquoi avons nous si peur d’oser?

La plupart de nos réactions sont dictées par la partie inconsciente de notre cerveau. Ou plus schématiquement, l’hémisphère droit de notre cerveau. Celui qui gère nos émotions. Toutes les émotions vécues lors d’une situation y sont stockées et mémorisées: le plaisir, la joie, mais aussi, la tristesse, la colère, la frustration ou la peur. Lorsque nous revivons une situation similaire, notre cerveau l’associe à l’ancienne et nous fait revivre les mêmes émotions. Il vous est peut-être déjà arrivé de vivre une situation désagréable, d’y repenser plusieurs mois après et de retrouver les mêmes sensations que le jour où vous l’aviez vécue? C’est ce qu’on appelle un ancrage, ou plus communément « la madeleine de Proust ». Vous avez probablement compris où je voulais en venir. Si vous avez pendant des années, eu peur de dire « non » ou d’agir, la partie inconsciente de votre cerveau l’a mémorisé et chaque fois qu’une situation similaire se présente, les émotions refont surface et prennent le dessus sur vous. Vous préférez finalement vous abstenir plutôt que d’agir… Mais rassurez-vous ce n’est pas irrémédiable. Pour modifier cet ancrage il suffit de créer de nouvelles connexions, de nouvelles sensations. Et là vous vous dîtes peut-être: « oui, mais comment faire? ». Tout simplement en créant de nouveaux automatismes pour modifier les émotions gérées par l’inconscient. Ça ne se fait pas en claquant des doigts, mais presque… Voici quatre étapes pour enfin OSER:

  • Clarifier sa demande ou son objectif.

Pour que votre cerveau intègre une situation, celle-ci doit être claire! Pour que vos interlocuteurs (leurs cerveaux), comprennent votre demande celle-ci doit être clairement formulée. Assurez-vous que votre demande soit réellement celle que vous désirez. Si on vous demande quelque chose et que vous ne comprenez pas la demande, il est difficile d’y répondre favorablement, n’est-ce pas? C’est le même principe. De plus, assurez-vous que votre demande soit légitime. Parce-que si votre demande est légitime, vous êtes dans votre droit de demander. Si le fait de dire « non » est légitime et correspond exactement à la personne que vous êtes, alors vous êtes en droit de dire « non ». A partir du moment où votre demande est claire et légitime alors, OSEZ.

  • Formuler POSITIVEMENT la demande.

Lorsque vous demandez ou que vous dites « non », dites le toujours de manière POSITIVE et avec une intention POSITIVE! Croyez moi, une demande formulée de manière positive n’est jamais mal interprétée par l’interlocuteur. Je ne suis évidemment pas en train de vous dire que celui-ci répondra favorablement à votre demande mais elle ne sera pas mal perçue. Et bien souvent, on n’ose pas, simplement par peur que l’autre interprète notre demande de façon négative. C’est pourquoi, si celle-ci est formulée positivement avec une intention positive, elle sera perçue comme telle par votre interlocuteur. S’il s’agit de dire « non », le principe reste le même. Il s’agit de dire « non » en expliquant positivement sa réponse. Trop de gens perçoivent le « non » comme quelque chose de négatif. Ce n’est évidemment pas de leur faute. C’est encore un ancrage. Mais lequel? Celui du « non » de nos parents quand on leur demandait d’acheter un jouet, un bonbon. Ce « non » quand on demandait s’il était possible d’aller chez le copain ou la copine. Ce « non » a traumatisé plus d’une enfance. N’est-ce pas? Voilà pourquoi le « non » est perçu négativement et pourquoi il est indispensable de l’expliquer POSITIVEMENT afin qu’il ne soit pas interprété comme une agression de la part de votre interlocuteur.

  • Etre mal à l’aise au début est une étape normale.

Lorsque l’on change ses habitudes, on sort nécessairement de sa zone de confort. Mais bien souvent, lorsque l’on choisi de sortir de sa zone de confort c’est pour être fier de soi plus tard. Fier de ce que l’on a fait, fier de celui ou celle que l’on est devenu, n’est-ce pas? Plus vous allez sortir de votre zone de confort pour obtenir ce que vous souhaitez, plus vous allez développer de nouveaux apprentissages et créer de nouveaux ancrages. Et plus vous le ferez et plus vous formaterez votre cerveau à vous rapprocher de ce que vous désirez, de votre réussite et de celui ou celle que vous voulez être. C’est vrai qu’oser peut parfois mettre mal à l’aise. Vous pouvez commencer pas formuler des petites demandes, ou dire « non » sur des choses sans trop d’importance. Allez y pas à pas, pour vous habituer au fur et à mesure. Parce que n’oubliez pas: « petit à petit, l’oiseau…. ».

  • OSEZ!

Pour être le meilleur dans un domaine (école, sport…), il est nécessaire de persévérer, c’est à dire de faire encore et encore et encore jusqu’à ce que le sujet soit enfin maîtrisé pour que celui-ci devienne un automatisme. N’est-ce pas? C’est exactement le même principe. Pour que cela devienne facile, exercez-vous aussi régulièrement que possible. Vous n’avez jamais osé dire à quelqu’un que vous l’appréciez? faites-le. Vous n’avez jamais osé changer de coupe de cheveux par peur du regard des proches? faite-le. Vous n’avez jamais osé dire « non » à votre frère, votre sœur, votre conjoint ou vos parents? faite-le. Vous n’avez jamais osé vous lancer dans une nouvelle activité alors que vous en aviez envie? Faite-le. Et que cela fonctionne ou non, peu importe, vous aurez fait cette démarche, et vous aurez avancé un peu plus vers votre objectif.

Et même si vous avez peur, prenez conscience que ce moment de courage, peut changer votre vie. Ce n’est pas seulement l’acte de dire « non » ou de « demander », c’est aussi un moyen de vous respecter. De respecter la personne que vous êtes réellement. Et lorsque l’on se respecte, on est bien souvent respecté en retour. Alors AGISSEZ et OSEZ!

J’espère que cet article vous aidera à OSER et vous permettra d’avancer sur le chemin du Bonheur. Parce qu’oser vivre comme on l’entend permet de vivre sereinement, de mettre en place des projets et d’être HEUREUX. Alors voyez grand. Et comme je le dis souvent:« Si tu peux le rêver, tu peux le faire »…